13
déc
09

4 Monkeys

Alex Turner (lead vocal et guitare)


Mon instinct est infaillible.

Enfin pas autant que celui de Domino Records, label anglais le plus influent de cette décennie dans le milieu de la pop-rock British.  Je m’explique.

Les Arctic Monkeys apparaissent en 2005, sur Myspace. Ok quoi de plus banal ?

Rien. Cependant, au milieu d’une tripotée de groupes insipides éclate  le single imparable “I Bet You Look Good On The Dancefloor”, preview de la future référence “Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not”, album parfait.

4 ans plus tard, des cheveux en plus, et un stage de quelques mois dans le désert du Mojave en compagnie de Josh Homme (excusez du peu), le groupe s’offre le Zénith de Paris pour son troisième album.

Verdict: le fossé séparant leur live de 2006 de l’actuel est colossal, tant sur le plan intentionnel que sur le plan technique. Adeptes des ouvertures nerveuses, le groupe surprend dès les premiers riffs de “Dance Little Liar”, rideau dévoilant une scène plongée dans une brume épaisse. Pas de pogos ou de slams, juste un public perdu, peut être insuffisamment  familier avec ce nouvel album.

Quelques instants plus tard, un batteur et un gratteur qui commencent à vouloir tout détruire, les premières notes de “Brianstorm”, ouverture du 2e opus, retentissent dans la salle: manuel parfait d’une émeute réussie. Le public s’affole face à la succession de hits courts mais imparables que délivrent Turner et sa bande.

La suite du concert alterne entre le chaud: “The View From The Afternoon” revisité dans son refrain, et le moite: la balade sensuelle “Cornerstone”, réglée comme du papier à musique.

Seul bémol de la soirée, le Zénith de Paris a définitivement une qualité de son merdique, tellement que je commence à me demander si leur monopole insolent en terme de programmation est vraiment mérité. Passons.

Comme pour boucler la boucle, les Arctic terminent leur live d’une heure et demi sur l’une des chansons les plus poignantes du groupe, “505″. La voix nostalgique du chanteur s’accompagne d’une montée en puissance des clavier, batterie, guitare pour envoyer un final monstrueux, avec un public en osmose et généreux, conscient de la fin du concert.

Pour en revenir à mon instinct, il est désormais clair que Myspace, Domino Records ou n’importe quelle explication ne suffisent plus pour expliquer la notoriété de ce groupe. Un seul fait apparait maintenant: ils auraient réussi quoi qu’il arrive.

mut

Opening

Tracklist: Dance Little Liar / Brianstorm / This House Is A Circus / Still Take You Home / I Bet You Look Good On The Dancefloor / Sketchead / My Propeller / Crying Lightning / Dangerous Animals / The View From The Afternoon / Cornerstone / If You Were There, Beware / Pretty Visitors / The Jeweller’s Hands / Do Me A Favour / When The Sun Goes Down / Secret Door
Rappel: Fluorescent Adolescent / 505




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